Critique de DVD: Bon Cop, Bad Cop#

David Bouchard (Patrick Huard) et Martin Ward (Colm Feore) ne pourraient être plus différents : l'un parle français et est originaire de Montréal, l'autre est un anglophone de Toronto. L'un obéit à la loi, l'autre fait la sienne. Lorsqu'ils seront forcés à travailler ensemble sur une enquête dont la juridiction géographique est aussi nébuleuse que les motivations de l'auteur du crime, leurs différences vont à la fois mettre en péril l'enquête et les aider à élucider le mystère.

Bon Cop, Bad Cop confirme l'immense talent du réalisateur Érik Canuel (La Loi du cochon, Le dernier tunnel), très à l'aise dans le film de genre. Il signe l'un de nos films les plus américains. On y fait même référence au célébrissime « Are you talking to me? » de Taxi Driver. C'est dire.

Quant à ses deux principaux acteurs, Patrick Huard et Colm Feore, ils forment un tandem irrésistible. Et souvent très drôle. À leurs côtés, Pierre Lebeau compose un invraisemblable capitaine de police au tempérament colérique qui cherche, tant bien que mal, plutôt mal en fait, à s'exprimer en anglais. Louis-José Houde, dont on connaît l'étourdissant débit, donne de la couleur à son médecin légiste, désopilant.

Malgré tout, le film ne renouvelle pas le genre. On y trouve, en vrac, tous les attributs du film policier placé sous le signe de la testostérone. Du rock et des tatouages. Du billard et des explosifs. Des bagarres et des poursuites. Des jolies femmes aussi. Canuel sait apprêter le tout avec une redoutable efficacité. Tellement qu'on en vient (presque) à oublier l'abominable titre... Une forme d'exploit.

8.5/10
1/4/2007 10:11:29 PM (Eastern Standard Time, UTC-05:00) #    Comments [0]  | 

 

Critique de livre: Anges et démons#

Lorsque le téléphone le réveil dans son appartement de Harvard au beau milieu de la nuit, le professeur Robert Langdon ne se doute pas qu'il va se retrouver plongé au coeur d'une terrible machination qui risque de changer la face du monde.

A des milliers de kilomètres de là, un scientifique de renommée internationale Leonardo Vetra vient d'être assassiné au coeur des installations du CERN (Conseil Européen pour la Recherche Nucléaire). Son torse marqué au fer rouge porte un mystérieux symbole que Robert Langdon, dépêché sur place, identifie rapidement comme la marque d'une ancienne société secrète supposée dissoute depuis plus de 400 ans: Les Illuminati.

A Rome, alors que le conclave se réunit pour élire un nouveau pape, quelque part au coeur du Vatican la magnifique et terrible invention de Leonardo Vetra menace d'annihiler toute la cité sainte. Les Illuminati semblent enfin tenir leur revanche sur leur ennemi de toujours: l'Église catholique. Le compte à rebours est lancé. Langdon aidé de la belle scientifique italienne Vittoria Vetra, n'a d'autre choix que de se jeter dans une course folle au travers des rues de Rome sur le mystérieux chemin de l'illumination qui doit les conduire au refuge secret des Illuminati ultime chance de sauver le Vatican...

Critique:
L'intrigue est tortueuse à souhait, le rythme complètement effréné et les méchants totalement hallucinés. Dan Brown utilise comme dans le Da Vinci Code des références artistiques, scientifiques et historiques réelles pour y inscrire sa propre vérité. Il mêle habillement menace venu de la plus avancée des technologies et terreur générée par une société secrète apparemment toute droite sortie du passé. On oublie vite le côté extrême et totalement improbable de l'histoire (tout se passe en à peine 12 heures et la façon dont le héros s'en sort à la fin est énorme) piégé par l'écriture nerveuse qui évite certaines longueurs que l'on peut reprocher au Da Vinci Code (notamment dans les explications de symbologie et de contexte historique).

Au delà du thriller, on peut également apprécier la réflexion sur la foi et la religion qui apparaît en filigrane. En effet, Brown pose la question de l'avancée fulgurante de la science et de l'impacte qu'elle a sur la spiritualité des hommes. La science en "tuant" Dieu ne conduit-elle pas l'homme à considérer son existence comme dépourvue de sens?

En conclusion, ce roman est un feu roulant d'action qui nous empêche carrément de déposer le livre sur la table de nuit sans le reprendre aussitôt pour poursuivre l'intrigue. Pour les gens ayant déjà lu le Da Vinci Code, je vous recommende fortement Anges et démons, vous allez apprécier!

un bon 9/10!
1/3/2007 10:06:30 AM (Eastern Standard Time, UTC-05:00) #    Comments [0]  | 

 

© 2010, Daniel Valiquette
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